Un peu d’humour

Un peu d’humour

Dupond et Dupont

 

LA LOI DE MURPHY ou loi de l’em…bêtement maximum

On connaît en France la loi de la tartine beurrée ou de l’em…bêtement maximum. Aux Etats-Unis, c’est la loi de Murphy qui est communément admise pour expliquer le comportement des objets inanimés. Curieusement, l’homme qui a développé l’un des concepts les plus profonds du XXème siècle, Edsel Murphy, est pratiquement inconnu de la plupart des ingénieurs et techniciens. Il est en fait victime de sa propre loi.

La loi fondamentale de Murphy, qui a donné de très nombreux corollaires dans les domaines les plus divers, peut s’énoncer ainsi :

“Si quelque chose peut aller de travers, le phénomène se produira, et, de préférence au cours d’une démonstration”

Voici quelques exemples :

Dans la vie courante   Dans l’industrie, l’électronique   Origine du mot bug en informatique

Dans la vie courante

– Dans une file d’attente, la queue d’à côté avance plus vite. Après avoir changé de file d’attente, la caisse est bloquée par une personne qui a pris un article sans étiquette de prix !

– La proportionnalité ou la probabilité de voir tomber une tartine beurrée côté beurre est directement liée à la valeur de la moquette (corollaire de GALLAGHER).

– Le jour où vous êtes victime d’une crevaison, une deuxième intervient. En général sur le chemin du réparateur.

– Un homme avec une montre connaît l’heure. Un homme avec 2 montres n’en est jamais sûr.

– Le jour où votre épouse a conservé les papiers de la voiture, vous tombez sur un contrôle de police.

– La sortie d’un catalogue coïncide à peu près exactement avec une grève postale.

– Tout fil coupé à la bonne longueur se révélera trop court.

– Un objet tombe toujours de façon à générer les plus gros dégâts.

– Un outil qui échappe des mains tombe toujours à l’endroit le plus inaccessible ou sur l’objet le plus fragile (loi de la gravitation sélective).

– Les pièces interchangeables ne le sont pas.

– En bricolant à la maison, c’est après avoir fixé 50 vis de montage d’un meuble ou d’un équipement qu’on s’aperçoit qu’on a oublié les joints ou autres accessoires. Il faut tout démonter !

Dans l’industrie, l’électronique

– Un transistor protégé par un fusible à fusion rapide protège le fusible en grillant le premier.

– Les enregistreurs graphiques déposent davantage d’encre sur les êtres humains que sur le papier.

– Un circuit intégré protégé contre toute défaillance est le premier à tomber en panne…et s’il tient le choc, il provoque la destruction des autres.

– Si un prototype fonctionne correctement, la situation s’inverse dès que la production est lancée.

– La disponibilité d’un composant est inversement proportionnelle aux besoins.

– S’il faut N composants pour réaliser un projet, il y en a (N-1) en stock.

– En informatique la majorité des problèmes se situent entre la chaise et le clavier…

– Tout dispositif pris au hasard dans un groupe à 99% de fiabilité fait partie du groupe des 1%.

– Si plus d’une personne est impliquée dans un calcul erroné, il est impossible de retrouver l’erreur.

– La nécessité d’introduire des modifications importantes dans un nouveau produit augmente au fur et à mesure que la fabrication approche de la phase finale.

– Si vous déballez un matériel et ses accessoires, vous ne pourrez le ré-emballer que dans une boîte plus grande.

– Quand un instrument a été complètement assemblé, il reste encore des composants sur le plan de travail.

– Plus un changement de conception paraît anodin, plus son influence est prépondérante.

– Les fiches de spécifications des constructeurs sont “rectifiées” par un facteur de 0,5 ou 2 selon le multiplicateur le plus favorable ou optimiste. Pour les vendeurs et les commerciaux, ces facteurs s’étendent de 0,1 à 10.

Origine du mot bug en informatique

Origine curieuse du mot bug qui veut bien évidemment dire une punaise (l’insecte) en Anglais. Au début de l’ère informatique et des ordinateurs, dans les années 1940-50, les ordinateurs réservés pour l’armée, l’administration ou les grosses entreprises étaient des ‘mastodontes’ dont la place tenait dans des hangars ou halls de stockages. Leurs technologies de fonctionnement étaient basées sur des composants qui chauffaient énormément (les tubes à vide ou triodes, pentodes…Tube a vide) et non des microprocesseurs comme aujourd’hui. Beaucoup d’énergie était nécessaire pour faire fonctionner ces ordinateurs 1000 fois moins puissants que nos PC ou MAC actuels alors qu’il fallait une centrale électrique complète pour les faire fonctionner, vous vous imaginez nos PC et MAC alimentés aujourd’hui avec seulement une batterie de 300 grs ! Bref pour revenir à l’origine du mot bug, les composants chauffaient et les insectes notamment les punaises y trouvaient refuge ce qui occasionnait des courts-circuits électriques donc des pannes informatiques et quand les techniciens dépanneurs trouvaient cette panne ils s’écriaient “it’s a bug” en français “c’est une punaise” mais le terme anglais est resté et devenu synonyme de panne informatique ! N’oubliez pas aussi que la plupart des problèmes informatiques se situent entre la chaise et le clavier !

– En l’an 2000 il y a eu le fameux ‘bug an 2000’ à cause d’un changement de date à 4 caractères. Quelle aubaine pour vendre de nouvelles versions de logiciels et vérifier tous les systèmes informatiques. Les “spécialistes de la question” ont même été jusqu’à vérifier les multimètres, oscilloscopes et autres appareils analogiques sans aucun rapport avec le fameux bug, quelle supercherie ! Enfin, ils nous ont rassuré en apposant leurs étiquettes “certifié bug an 2000” et surtout des coûts injustifiés…pour pas grand chose, du vent ! Largement relayé par les médias et de “grands spécialistes de la question”, nous avons tous eu peur d’une fin du monde annoncée. Je me suis même demandé s’il ne fallait pas changer l’interrupteur des toilettes, vous vous imaginez en pleine action la panne de courant ! Finalement, 17 ans plus tard, nous sommes toujours en vie, nos systèmes informatiques sont munis ‘d’anti-virus’, ‘pare-feu’, ‘anti-spam’, ‘spyware’, ‘anti-trojan’ mais à quand un logiciel efficace ‘anti-MURPHY’ ? un article sérieux du journal LE POINT sur ‘l’arnaque du bug an 2000’ et tant d’autres qui vont suivre hélas. Le bug an 2000 vu par les GUIGNOLS DE L’INFO

 

– Toujours le ‘bug an 2000’, ce que les médias et les grands spécialistes de la question ont omis de dire après le déluge annoncé :

100% des entreprises qui n’ont pas succombé à la panique et la tentation de changer leur système informatique, de faire des audits et autres rapports volumineux qui ne servent à rien sinon améliorer le chiffres d’affaires de certains organismes certificateurs, certifiées ISO bien entendu, ont eu aucun problème… et économisé beaucoup d’argent. Les ‘responsables’ politiques de l’époque ont dépensé 17 milliards de francs…pour un bug* qui n’existait pas ! Sacré farceur le MURPHY !

 

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